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Comme son qualificatif peut le laisser penser, l'ailante est un grand arbre, pouvant atteindre 30 mètres de hauteur en conditions favorables. Ici, il ne dépasse pas les quinze vingt mètres. Sa croissance très rapide lui vaut le surnom de "Monte aux cieux", jeune, ses branches peuvent s'étirer de plusieurs mètres en une saison.

C'est un bel arbre à feuilles caduques, avec un tronc régulier et un houppier large, plus ou moins régulier. Ses feuilles sont alternes, de 40 à 60 centimètres de long, composées de 13 à 25 folioles.
ailanthus altissima
La végétation reprend assez tardivement au printemps et les bourgeons éclos gardent longtemps une belle couleur orangée.

La floraison peut passer inaperçue, sauf à proximité car l'odeur dégagée n'est pas agréable.

Les fruits, samares brun rouge apparaissent en grappes pendantes. Il faut noter que tous les arbres ne fructifient pas.

floraison ailanthus altissima
Il n'est pas un arbre endémique de nos régions, ni même de France. Il a été importé de Chine à la fin du dix-huitième siècle dans l'espoir de pouvoir récolter de la soie à partir des cocons d'un papillon qui affectionne cet arbre (le bombyx de l'ailante, Philosamia cynthia).

Il affectionne les terrains pauvres et résiste bien à la pollution.

Ce n'est pas de son origine asiatique qu'il tire son nom vernaculaire : faux vernis du Japon, mais de la ressemblance de son feuillage avec celui du Rhus vernicifera, le vrai vernis du Japon.


Bombyx de l'ailante
Ailante - feuillage photo PY landouer, http://les.arbres.free.fr Cette description ne justifie pas la mise en garde faite dans la page d'introduction, sauf que le jour où vous introduisez un ailante dans votre parc ou jardin, vous vous engagez pour un long combat sans cesse renouvelé contre sa progéniture. C'est une espèce dite invasive.
Non content de germer avec une grande facilité, il déploie des racines traçantes qui quadrillent rapidement tout l'espace disponible et donnent naissance à des rejets multiples.
Le round-up n'aura qu'un effet passager, l'arrachage est inefficace, puisqu'il est quasiment impossible de détruire les racines sur lesquelles se produisent ces rejets. Bref le combat est perdu d'avance.
Il n'y a qu'à voir certains endroits de la forêt de la Coubre pour se faire une idée de la prodigalité de cet arbre.
D'où son surnom de Peste végétale.
Si vous rajoutez à cela qu'il donne mauvais goût au miel fabriqué par des abeilles qui butinent ses fleurs, qu'il est plus ou moins toxique, cela justifie un temps de réflexion avant de l'accueillir chez vous.
Malgré tout c'est un bel arbre et il pousse bien. Il a très bien résisté à la tempête de décembre 1999.

Alors ...









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